Conglomérats médias

Les médias grand public adorent se présenter comme le « quatrième pouvoir », gardiens de la vérité et de la responsabilité. Mais lorsque le génocide est réduit à des expressions telles que « conflit », « question complexe » ou « guerre », cela n’a pas pour effet d’informer, mais bien d’endormir les esprits. Qualifier le génocide de « guerre » est particulièrement insidieux. Cela véhicule l’illusion d’un équilibre : deux camps, à forces égales, engagés dans une sorte de combat équitable.

Ce n’est pas de la neutralité. C’est de la complicité. Et l’histoire le retiendra comme tel. Car la responsabilité ne peut rester abstraite. Pour préserver la vérité pour l’avenir, nous devons nommer les groupes médiatiques qui ont détourné le regard et, tout autant, les journalistes qui ont donné aux euphémismes le poids de la réalité.

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