Définitions
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus
La Convention de 1948 vise des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe : tuer, porter gravement atteinte, soumettre délibérément à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique. La Cour International de Justice, les rapports de l'ONU, d’Amnesty et de Human Rights Watch, ainsi que le jugement d’une part substantielle des chercheurs en études du génocide s'accordent pour affirmer que face à la destruction massive de l’habitat des Palestiniens, de leur santé et de leur alimentation, les massacres à répétition et les discours officiels de déshumanisation qui ne laissent planer aucune ambiguité sur les intentions, il y a bien un « génocide en cours » à Gaza. On peut donc nommer Gaza sans attendre que tous les juristes aient refermé leurs notes.
Crimes contre l'humanité
Un crime contre l’humanité est un acte grave — meurtre, extermination, déportation, torture, viol, persécution ou autre acte inhumain — commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile Les crimes contre l’humanité ne se cachent pas à Gaza : ils sont diffusés en direct ! Toute une population est prise pour cible. Les preuves sont toutes là.
Crimes de guerre


Les crimes de guerre constituent des violations du droit de la guerre : prendre pour cible des civils, bombarder des hôpitaux, bloquer l’aide humanitaire.
Mais ce qui se passe à Gaza va bien au-delà des excès commis sur le champ de bataille. Il s’agit d’une action systématique, délibérée et visant à effacer l’existence d’un peuple.
Ce n’est pas simplement une guerre qui a mal tourné ; c’est une destruction planifiée.
C’est pourquoi ce qui se passe à Gaza doit être qualifié de génocide, et non pas simplement de crimes de guerre.
